Aimer c’est mourir un peu

amour mourir un peu

Au-delà de l’assonance particulière qui existe entre l’amour et la mort, cette dernière se caractérise par son caractère plus bref.

Car aimer c’est mourir un peu.

Aimer c’est mourir lentement…

C’est la mort de soi au moment où on était soi.

Le cycle de la vie : mourir pour mieux renaître.

Mourir pour mieux reconnaître.

Un processus évolutif vers le Soi.

C’est-à-dire : un chemin vers l’intégration.

Intégration de ses polarités.

Une alchimie du ressenti vers le corps.

De la sensation vers l’esprit.

De l’esprit vers le sens.

Du sens vers la Vie.

L’amour nous transporte, nous questionne…

Mais aussi : nous subjugue et nous façonne.

Voir en l’autre ces éléments de nous-mêmes.

Imperceptibles à l’œil nu.

Aveuglants lorsque le cœur est ouvert.

Il a été dit : « tu enfanteras dans la douleur. »

Tu feras aussi ce chemin vers Toi avec un peu de souffrance.

Car renaître est par définition une naissance.

Un processus évolutif.

Une métamorphose continue et permanente.

Dans le long chemin qu’est la vie.

Quoi d’autre que l’amour

Pour réveiller cette part de beau ?

Quoi d’autre que l’irrationnel pour aller au-delà des apparences ?

Quoi d’autre que ce qui transporte pour naviguer contre vents et marées ?

Ou avec vents et marrées.

Se laisser chavirer.

Aller vers là où on ne sait pas.

Transcender l’inconnu.

Bouillonner avec harmonie.

De la fusion des âmes.

A l’intrication des esprits.

Les cœurs vaillants pourront saisir.

L’opportunité de grandir.

La chance de savoir aimer.

Le bonheur de pouvoir vibrer.

De l’expérience de l’intensité.

La Vie pour ce qu’elle est :

Vibration et émotion.

Oui parfois ça arrache.

Mais la misère affective aussi.

Ou parfois on s’attache.

Mais la médiocrité [nous attache] aussi.

Ce n’est pas nous qui nous attachons.

C’est notre âme qui s’accroche à ce qu’elle doit être.

Façonner le beau et le sublime.

Et y laisser quelques fragments de nous-mêmes.

Cette part de nous-mêmes devenue charge.

Car à quoi nous attachons-nous en fin de compte ?

Aux résidus, à l’obsolète, à l’inutile.

Comme si le papillon restait attaché à sa chrysalide.

Ou ce qu’il en reste…

Mais le papillon n’a pas le temps pour cela.

Il choisit de voler dans un moment d’éternité.

Et qu’est-ce que l’amour si ce n’est un moment d’éternité ?

Qu’est-que l’amour si ce n’est ce choix librement consenti de s’écouter ?

Pour une fois, s’écouter…

Ou pour de trop rares fois, savoir être au-delà de ce qu’il en doit d’être.

De l’harmonisation Totale de Soi dans un instant privilégié.

L’amour vrai et véritable est cette absence de peur.

L’amour vrai et véritable est le caractère sublime de la confiance.

Confiance en l’autre ? Pas seulement.

Confiance en soi ? Pas spécifiquement.

C’est confiance en la Vie et en ces processus.

C’est pouvoir accueillir l’abondance avec simplicité.

C’est savoir dire merci en ayant oublié pourquoi.

C’est savoir vivre, parce qu’au fond de nous-mêmes…

[Au fond de nous-mêmes] on sait pourquoi.

Version audio :

 

Saïd Derouiche

Pour prendre RDV :
Par téléphone : +32 71 10 10 00
Via le formulaire
Voir aussi : Consultation à distance